La signature
électronique a-t-elle
une valeur légale ?
Oui : en France comme dans toute l’Union européenne, la signature électronique a la même valeur juridique que la signature manuscrite, dès lors qu’elle permet d’identifier le signataire et de garantir l’intégrité du document. Le règlement européen eIDAS distingue trois niveaux, adaptés à des usages différents.
… en voir plus
Ce guide présente les principes généraux ; pour un acte à fort enjeu, faites-vous conseiller.
Les trois niveaux

Simple : usages courants
✓

Avancée : identité renforcée
✓

Qualifiée : présumée fiable
✓

Horodatage : date certaine
✓

Recevable devant le juge
✓
Le cadre
Ce que dit le droit
Le Code civil reconnaît l’écrit électronique et la signature électronique : celle-ci doit consister en l’usage d’un procédé fiable d’identification garantissant son lien avec l’acte auquel elle s’attache. Le règlement européen eIDAS (n° 910/2014) précise les niveaux de signature et les services de confiance associés.
Une signature électronique ne peut pas être refusée comme preuve en justice au seul motif qu’elle est électronique. Sa force probante dépend ensuite de la fiabilité du procédé utilisé.
Les niveaux
Les trois niveaux de signature
La signature simple
Elle repose sur un procédé d’identification simple : un lien reçu par e-mail, une case cochée, un code à usage unique. Elle convient aux documents courants : devis, bons de commande, contrats commerciaux, avenants. En cas de contestation, c’est au signataire de l’opération de prouver sa fiabilité, d’où l’intérêt de garder des traces solides (code reçu, horodatage, document figé).
La signature avancée
Elle est liée au signataire de façon univoque, permet de l’identifier et repose sur des données qu’il est seul à contrôler. Elle suppose une vérification d’identité plus poussée. Elle convient aux contrats plus engageants.
La signature qualifiée
C’est une signature avancée créée avec un dispositif qualifié et un certificat délivré par un prestataire qualifié, après vérification d’identité en face à face ou équivalent. Elle bénéficie d’une présomption de fiabilité : c’est à celui qui la conteste de prouver qu’elle ne l’est pas. Elle est réservée aux actes à fort enjeu.
L’horodatage
L’horodatage qualifié atteste qu’un document existait sous une forme donnée à une date et une heure précises. Associé à une signature simple, il renforce nettement sa valeur probante.
Choisir
Quel niveau pour quel document ?
- Devis, bons de commande, contrats de service, avenants, conditions générales : signature simple renforcée (code à usage unique, document figé, horodatage).
- Contrats de travail, baux commerciaux, contrats à fort montant : signature avancée recommandée.
- Actes nécessitant une sécurité maximale : signature qualifiée.
- Actes authentiques (notaire, par exemple) : ils obéissent à des règles propres.
Pour vos devis et contrats commerciaux, la signature électronique des devis combine code à usage unique envoyé par e-mail, document figé à l’envoi, tampon de signature et horodatage qualifié selon la norme RFC 3161.
Aller plus loin
À lire aussi
Questions fréquentes
FAQ
Signature électronique
Les réponses aux questions que nous posent le plus souvent les dirigeants de PME.
Une signature électronique simple est-elle valable ?
Oui, elle est recevable comme preuve. Sa force probante dépend de la fiabilité du procédé : code à usage unique, document figé et horodatage la renforcent.
Quelle signature a la plus grande valeur ?
La signature qualifiée, qui bénéficie d’une présomption de fiabilité au sens du règlement eIDAS.
Peut-on signer électroniquement un contrat de travail ?
Oui ; une signature avancée est généralement recommandée pour ce type de document.
À quoi sert l’horodatage ?
À prouver qu’un document existait sous une forme donnée à une date et une heure certaines.
Et si votre gestion
se faisait (presque)
toute seule ?
Diagnostic offert : en une heure, nous repérons avec vous les tâches de gestion à automatiser en priorité et le temps que vous allez récupérer. Sans engagement.



