DGFiP_Cyberattaque

Cybersécurité : quelle architecture protège vraiment votre PME ?

Cybersécurité : Zero Trust ou surveillance par seuil ? Un vigile qui comte les gens à l’entrée repère une foule. Il ne repère pas une personne seule qui passe avec le badge de quelqu’un d’autre. C’est exactement ce qui a permis les deux intrusions confirmées à la DGFiP durant l’été 2026. Une surveillance calibrée pour détecter du volume, face à un attaquant qui n’en a jamais généré.

Cybersécurité : ce qui s’est passé à la DGFip, et pourquoi la détection a échoué

Fin juin 2026, un attaquant accède au système d’information de la DGFiP après une usurpation d’identité. L’accès est coupé dans le cadre d’un contrôle de routine, mais l’intrusion n’est révélée publiquement que le 12 août, quand le pirate met en vente près de 678 000 lignes de données fiscales. Une seconde intrusion suit fin juillet, sur le Serveur Professionnel de Données Cadastrales.

La DGFiP a évalué cette attaque comme plus sophistiquée que les précédentes, parce qu’elle a évité les requêtes massives, plus faciles à repérer. La surveillance en place était calibrée pour détecter un pic de volume. L’attaquant a avancé lentement, sous ce seuil, avec des accès qui ressemblaient à une utilisation normale. Une identité volée qui se comporte comme l’identité légitime ne déclenche aucune alerte fondée sur le volume. Pourtant, les experts en cybersécurité ne sont pas tour du même avis, évaluant l’architecture en sous régime requis pour pouvoir protéger les données stockées.

Cybersécurité : deux logiques de sécurité, deux résultats différents

La surveillance par seuil 

repose sur des indicateurs de volume : un pic de requêtes, un téléchargement massif, une anomalie brutale. Elle fonctionne bien contre les attaques rapides et visibles. Elle reste aveugle face à un accès lent, discret, réalisé avec des identifiants valides.

L’architecture Zero Trust 

part d’un principe différent : aucun accès n’est présumé légitime, y compris pour une identité déjà authentifiée. Chaque requête est revérifiée selon le contexte, avec des droits limités au strict nécessaire. Une identité compromise n’ouvre alors qu’un périmètre restreint, pas l’ensemble du système. Ce n’est pas une couche de sécurité ajoutée après coup. C’est une manière de concevoir l’architecture avant le premier utilisateur, pas de la corriger après le premier incident.

Ni l’un ni l’autre de ces principes n’est une nouveauté technique. Le sujet n’est pas leur existence. C’est leur déploiement réel, dès la conception d’un système, plutôt que leur ajout après un audit de sécurité.

Cybersécurité : Ce que ça signifie pour une PME

Une PME n’a pas le périmètre d’une administration fiscale. Elle a souvent le même angle mort : un identifiant qui ouvre plus de droits qu’il n’en faut, une surveillance qui ne regarde que le volume, un outil interne accessible sans revérification du contexte. Le schéma est identique, à une autre échelle.

La question à se poser n’est pas « avons-nous eu une alerte de sécurité récemment ». C’est « notre système détecterait-il un accès discret, avec des identifiants valides, qui se comporte normalement ».

Pour beaucoup d’entreprises, la réponse honnête reste non, simplement parce que la question n’a jamais été posée dans ces termes. C’est la tout le nouvel enjeu cyber sur le terrain de la protection : sécuriser avant de protéger.

Notre position

Chez Skuria, l’infrastructure qu’on conçoit part du principe qu’une identité authentifiée n’est pas une identité de confiance par défaut. Droits limités au poste, accès revérifié, hébergement en France sous notre contrôle. La sécurité ne se rajoute pas après coup sur un système qui fait confiance à tout ce qui porte le bon mot de passe. Elle se construit dans l’architecture, avant le premier utilisateur.

Évaluer la résilience de votre système est le seul pas à engager pour sécuriser le système d’information de votre PME.

CTA_IA-RDV-DECOUVERTE